Jesse Sykes d'aubes parée

Publié le par Mr. Oyster


Où les jardins de la beauté sont pavés d’humides intentions. Un bras de mer grise charrie jusqu’au rivage les plaintes d’amants défaits, dont le chuchotement sinistre n’en finit pas de polir les galets. Un décor de festins dénudés, sur les tables bancales desquelles les lendemains s’obstinent à chanter – le toît est crevé, les filles prennent la fuite et le plancher la flotte – Où les molles circonvolutions des hémisphères cérébraux tutoient la bruine. Un flirt avec Jesse Sykes, avinée balade au bord du delta où rampent les ombres des saules – Où les berges des enfers sont pudiques et voluptueuses – Où la nuit retrousse ses manches sur le berceau de l’aube.

Découverte l'an dernier (ô timides, amoureuses limbes de Restless Burning) grâce à madame Titam dont le bon goût n'est plus à démontrer, miss Sykes n'a de cesse de bercer les ténèbres jusqu'au point de non-retour  plaine venteuse, d'aurores boréales semée, où les hagards rayons d'un soleil renversé ratissent les plus secrètes pensées.




 

 

 

Le Léthée s’ébroue, les morts s’ébattent dans leurs linceuls et les dames décousent leurs robes damnées. Les souches luisent de mille larves, sur le tapis de mousse les flasques gisent ébréchées. Les maisonnées de planches vermoulues tranquillement se disloquent. Jesse Sykes, où le printemps rime avec l’automne, un corps à corps de fleurs flétries, de coquets cadavres dérivant dans l’onde. Où l’amour opère à cœur ouvert, plante carnivore au forceps arrachée des côtes et tout ce genre d’imagerie – Voici la belle, le lent mouvement des étoiles au revers de sa tête, son front blanc s’affaissant au rythme des langueurs. Un battement de cœur pour chaque banc de brume qui sur la plaine déchiquetée déroule sa grande langue d’écossaises vapeurs : Où l’on apprend à contempler l’extralucide beauté d’une bouteille de whisky hors d’âge brisée –


 
Jesse Sykes and the the sweet hereafter  je m'en retourne sur ce aux discrets chatoiements du délicat Like love, lust and the open halls of soul, tout d'aimables déliquescences incrusté...

Publié dans Folk

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