Les temps changeant, il convenait de trouver un nouveau cadre ; ce sera Postcards of the Hanging (les cartes postales de la pendaison, pour reprendre les mots de Dylan dans l'inoubliable ...
"Toujours elle me fut chère cette colline solitaire et cette haie qui dérobe au regard tant de pans de l'extrême horizon. Mais demeurant assis et contemplant, au-delà d'elle, dans ma pensée ...
Le silence de Suleiman me parle. Mutique, flottant, ses yeux de chien battu fouillant l'ombre, l'individu ne hume pas seulement l'air tourmenté de Palestine, mais nous restitue une fascinante et ...
Gnôle en main, le vieux se balançant au gré d’un rythme hypnotique dans son fauteuil percé laisse errer ses yeux sur les murs délavés. Ses regards errent derrière chaque fenêtre, plus ...
Solennelle déclaration de guerre à la guerre, en des vers rageurs et adolescents – donc lucides ? –, Masters of war a acquis ces dernières années une toute autre dimension : celle de performance ...
Palais des Congrès, 08 avril Dylan a troqué les bandes rouges de son costume contre des bandes jaunes, son veston impeccablement cintré contre une veste légèrement bouffante, sous laquelle on ...
Où les jardins de la beauté sont pavés d’humides intentions. Un bras de mer grise charrie jusqu’au rivage les plaintes d’amants défaits, dont le chuchotement sinistre n’en finit pas de polir les ...
« Ce qu’il y a de certain, c’est que moi je ne suis pas marxiste. » * De récentes conversations nocturnes et un débat aviné m’ont ramené plusieurs années en arrière. Je trimballais sur le sable ...
Aujourd’hui, il fait beau et les oiseaux chantent. Aujourd’hui, une légère odeur d’apéritif anisé imprègne la manche droite de ma chemise, j’ai mal aux yeux et le cœur léger, aujourd’hui est ...
Un ours hirsute et une grenouille triste pieds nus dans la boue, une petite virée à la campagne qui finit en eau de boudin, des orgies romaines sur fond d’harmonica chuintant, Canned Heat c’est ...
Rook retourne. Allonge. Crève. Vide. Déshabille caresse et creuse. En toute grâce et mélancolique authenticité, Rook vous épluche pour se laisser contempler. Le petit matin vous leurre ...
Depuis le temps que mon innombrable lectorat rue dans les brancards. Depuis le temps que je me dis qu’il faut que je m’y remette… Bien des péripéties plus tard, c’est finalement un film de ...
Son House, Original Delta Blues, exhortation à se retourner vers les flambeaux du passé – cierges noirs disséminés en rase campagne. Son House, re-découverte du country blues revival qui en ...
Comme quoi on peut s’appeler Cyrano de Bergerac, vivre au dix-septième siècle et n’en avoir pas moins 400 ans d’avance. Les X-Files avant l’heure, David Hume prenant le thé dans les étoiles et ...
Composition surréaliste écrite, ou premier et dernier jet. « Faites-vous apporter de quoi écrire, après vous être établi en un lieu aussi favorable que possible à la concentration de votre ...
Le quasi engagement de Bob Dylan en faveur de Barack Obama surprend. D’abord, parce que le vieux troubadour nous avait habitué à ne plus parler. Ensuite, parce qu’il ne s’agit pas d’un engagement ...
Le violon virevoltant, presque primitif, des Mississippi Sheiks vous colle une furieuse envie d’étreindre le premier bout de bois venu pour en jouer comme si votre vie en dépendait : il ...
Recourir aux choses simples, leur beauté sans fard, ratisser les feuilles mortes devant la porte. Revenir aux racines de la musique et de sa capacité à nous émouvoir, comme si l’on pouvait ...
« Pour trouver que quelque chose est bon, il me faut toujours savoir quelle espèce de chose doit être l’objet, c’est-à-dire en avoir un concept. Pour découvrir de la beauté en une chose, cela ne ...
Difficile de s’attaquer à deux albums marginaux de Dylan qui relèvent, en dépit de leur caractère passablement sous-estimé, d’une des multiples et déroutantes figures du génie. Nous sommes au ...
Tour à tour partielle, partiale, participe passé, la critique d’art telle que pratiquée dans le journalisme spécialisé ne compte plus que pour des prunes. Il suffit de jeter un œil aux catalogues ...
Blonde on Blonde ou le point d’orgue d’une flamboyante renaissance dont les flammes n’en finissent pas de brouiller les pistes. D’abord, une pochette floutée, un titre obscur qui soulève ...
Trois disques en un. Ou douze en six, peu importe, tant l’ovni s’emploie à détricoter, en toute mélancolique douceur, les cordes élimées de la conscience et du temps. Folk frêle et parcimonieux, ...
Depuis vingt années que tourne l’inlassable manège du Never Ending Tour – conceptuellement fascinant –, on peut légitimement se demander si certains intellectuels hexagonaux ne seraient pas en ...
Quelque chose de Dylan en travers de la gorge, de Jandek dans la méthodique déconstruction. Voici donc l’entité, l’illustre inconnu, jaillissant de son fumant égout pour délivrer un disque d’une ...
C’est toujours difficile de parler de ce qui vous semble toucher à la perfection. Parce que tous les mots du monde ne sont pas les bons. Skip James (1902 ? – 1969) fait partie de ces monuments ...
« Mr. Dylan’s voice is anything but pretty », dixit Robert Shelton dans le New York Times du 29 septembre 1961. La voix de Dylan est tout sauf jolie, et ce n’est pas ce qu’on lui demande. Voix ...
The Last Waltz, tout le monde connaît. Je ne vais donc pas rabâcher l’histoire de ce film de Scorcese tourné lors du concert d’adieu du Band en 1976. Je ne vais pas rappeler tous les moments de ...
Comment cela, vous ne vous êtes jamais posé la question ? On ne vivra pourtant pas de la même façon selon que l’on a jamais levé les yeux vers les étoiles, ou qu’à l’inverse on participe chaque ...
Je vous entends déjà vous exclamer : ça y est, Oyster a coulé une bielle, va falloir aller le visiter à Sainte-Anne. Que nenni ! Je suis simplement retombé, en errant sur le web, sur ce téléfilm ...
Jandek est une pleureuse. De ces pleureuses antiques dont les sanglots terrifiaient le philosophe, dont les psalmodies imprégnées de douleur et de surnaturel ouvraient une brêche vers les limbes ...
Point ici de critique du film de Peckinpah (1973). Pas un mot sur James Coburn et Kris Kristofferson, rien que la musique de Dylan qui habille et traverse l’histoire d’une trahison. Bob Dylan ...
Ode to Quetzalcoatl : le titre laissait suggérer quelque ovni exotique, mâtiné de fantaisies soucoupistes, ou une poignée de métal précieux surgie en fine pluie de temps anciens. Mais si ce n’est ...
L’autre soir, il y avait Chuck Palahniuk à la télé. C’était dans Tracks, l’émission d’Arte sur « les musiques et les cultures qui ne tiennent pas en place » - il faudra qu’on m’explique pourquoi, ...
Depuis quelques jours, je n’écoute plus que du folk. Je m’en vais donc causer folk. Ce n’est pas comme si blues et folk étaient fondamentalement antithétiques, notez bien – je ne compte plus les ...
Il paraît que ce n’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule. C’est là une belle occasion d’aborder le silence, et par-là d’aborder le mont Dylan par sa face la plus grave. ...
Masked and Anonymous (2003) – Un film de Larry Charles, co-écrit par Bob Dylan, avec : Dylan, John Goodman, Jessica Lange, Val Kilmer, Penelope Cruz, Ed Harris (bonjour le casting hétéroclite…) ...
Encore un que j’ai connu grâce au vibrant hommage que lui rendait Dylan – ici, dans l’album Love and Theft, la brutale et âpre High Water (for Charley Patton), référence au titre High Water ...
Je vais prendre mon ton le plus docte et souligner combien un concert de Bob Dylan est une expérience à laquelle il faut se préparer - l'ambiance, la voix sont bien particulières, ...
D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours entendu Bob Dylan, sans savoir qui il était. C’est le cas de pas mal de monde. Un soir d’été, j’ai cédé à Just Like a woman, et j’ai ...
:
Le blues de Monsieur Huître - où l'on apprend que Socrate grince des dents en dormant et que Bob Dylan est encore coincé à Mobile avec le blues de Memphis.